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Equipes de France : La magie du Tournoi

2 février 2018 - 12:38

Pour France Féminines, pour les moins de 20 ans ou pour le XV de France, le Tournoi reste un moment unique.

Internationaux français de tous sexes, de tous âges retrouvent avec envie une épreuve qui les a toujours fascinés. Ils ont tous en mémoire des après-midis d’hiver en famille passés à se passionner pour le Crunch annuel, à vibrer au son des cornemuses de Murrayfield, à savourer le triomphe d’une équipe tricolore dans un Tournoi, qu’il soit à cinq ou six nations.

Joueurs du XV de France, Bleuets ou pensionnaires du XV féminin, ils s’apprêtent tous à débuter une épreuve qu’ils ont toujours ardemment désiré disputer, aussi loin que leurs souvenirs remontent. Pour le centre des Bleus, et du Racing, Henry Chavancy, le Tournoi reste l’épreuve phare du rugby : « À mon époque, on n’avait pas trop la notion des Tournées. La Coupe du monde, c’est seulement tous les quatre ans. Le Tournoi, chaque hiver, est lui dans les esprits de tous. On avait toujours hâte que ça commence, que cette équipe de France nous fasse rêver. »

Pour Gaëlle Mignot, le rêve est devenu réalité bien avant que naisse l’espoir de devenir un jour capitaine des Bleues : « J’ai eu mon premier maillot de l’équipe de France en gagnant un pari avec mon père sur le Tournoi. J’étais la plus heureuse ! »

En 2014, elle touche enfin du doigt la magie du Tournoi, lauréate du dernier Grand Chelem français, tout comme les - de 20 ans d’ailleurs. Félix Lambey était de cette aventure. Le deuxième ligne du LOU, 23 ans, a toujours espéré débuter sa carrière avec le XV de France lors d’une épreuve qu’il suit religieusement depuis sa tendre enfance : « Je garde le souvenir des Tournois gagnés, de matches épiques, d’ambiances surchauffées dans des stades magnifiques. J’avais pu ressentir que ça touchait toute la population française lors de cette édition 2014. »

Il y a deux ans, Jefferson Poirot commençait sa carrière internationale en jouant les cinq matches du Tournoi. Blessé l’hiver dernier, il a hâte d’en retrouver l’atmosphère si particulière : « C’est une compétition majeure, magique À se jouer chaque année, les rivalités sont attisées, ce sont comme des derbys avec la pression qui va avec. »

Les souvenirs de Maxime Machenaud remontent, eux, au Grand Chelem précédent, en 2004, « quand Dimitri Yachvili fait la misère aux Anglais », rigole cet autre demi de mêlée. « Jeune, je ne ratais pas un match du Tournoi. J’avais même été au Millennium de Cardiff pour un Galles-France. On comprend d’ailleurs l’importance qu’ont ces matches pour les pays anglo-saxons, il y a un engouement particulier. »

Pour avoir découvert l’ancestrale compétition lors de la dernière édition, déjà avec les - de 20 ans, Romain N'tamack est ravi de faire de nouveau partie de l’aventure. « C’est quelque chose d’énorme. Quand on a la chance d’y participer, même chez les jeunes, on sent l’importance de la chose. Pendant deux mois, l’ambiance est particulière, même la semaine avant les matches. À Marcoussis, il y a du monde, on côtoie le XV de France, c’est une période différente. »

De six mois son aîné, Matthieu Jalibert a ouvert de grands yeux en débarquant au CNR pour s’attaquer à l’Everest européen le 22 janvier.« C’est magique d’être là. C’est une des compétitions les plus dures, les plus denses, face aux meilleurs joueurs d’Europe, aux meilleures équipes. Il n’y a aucun match facile, il faut s’envoyer pendant 80 minutes. C’est très excitant », bouillonne l’ouvreur bordelais de 19 ans. Pour Gaëlle Mignot, le bonheur d’un Tournoi dépasse le simple cadre des matches.« Pendant deux mois, on est concentrées sur ça, on rentre rarement chez nous, tout le monde en parle… Une Coupe du monde, c’est fabuleux, mais le Tournoi, c’est tous les ans, on y est très attaché(e)s. Sa magie opère toujours.»

Une magie qui va émerveiller encore la France du rugby pendant près de deux mois.

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