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France – Angleterre : Un match pas comme les autres !

9 mars 2018 - 15:24

Le XV de France a de nouveau ressenti le souffle de la victoire face aux Italiens, il lui faut désormais confirmer. La venue au Stade de France des Anglais, adversaires privilégiés des Bleus, est l’occasion idéale d’insuffler une nouvelle dynamique à l’équipe de Jacques Brunel...

 

Une bouffée d’oxygène. La victoire, même attendue, des Français contre l’Italie à Marseille (34-17) a fait un bien fou au XV de France. Ce succès a brisé la spirale négative dans laquelle était prise une équipe en proie au doute, interrompu une série noire de huit matchs consécutifs sans victoire (342 jours d’attente) et redonné le sourire aux joueurs français.

 

Mais comme le disait, à chaud, le capitaine Guilhem Guirado, dans les couloirs de l’Orange Vélodrome de Marseille, « on ne va pas faire la fine bouche, on est contents de retrouver la victoire mais on n'est pas dupes... ». L’arbre italien ne cachera pas la forêt du chantier en cours de l’équipe de France mais il redonne des couleurs au groupe.

 

Il est plus facile de reconstruire après une victoire. C’est pour cette raison que chacun, après le succès de Marseille, préférait regarder le verre à moitié plein… Enchaîner, optimiser, capitaliser, la semaine qui a précédé la 89ème édition du Crunch dans le Tournoi a permis aux joueurs de réviser la grammaire et les verbes du premier groupe. Travailler, retrouver les gestes justes et simples, gommer les erreurs, simplifier les choix, jouer juste, éliminer le superflu. Les joueurs s’y sont attelés. Diriger son groupe, redonner l’espoir, enseigner l’efficacité, répéter les gammes, insuffler la confiance. Jacques Brunel, même s’il n’a jamais joué au professeur dans sa carrière a décliné aussi les verbes basiques du métier d’entraîneur.

 

Le staff tricolore n’a pas eu besoin de jouer sur les cordes sensibles du groupe avant les retrouvailles avec l’Angleterre. Affronter l’Anglais, pour un rugbyman français, est le défi suprême. La crainte inspirée par l’adversaire suffit. Elle oblige chacun à un effort supplémentaire de concentration, de préparation, d’appréhension. Surtout lorsqu’on sait que ces mêmes Anglais se sont inclinés en Ecosse au match précédent (25-13 à Murrayfield), qu’ils n’ont jamais perdu deux matchs de suite depuis qu’Eddie Jones a repris le XV de la Rose, début 2016, et que s’ils veulent conserver une chance de gagner le Tournoi (dont ils ont remporté les deux dernières éditions), ils doivent repartir en vainqueurs du Stade de France. Le décor est planté. Aux Français de maîtriser tous les paramètres pour appréhender l’événement. Le capitaine des Bleus, Guilhem Guirado (qui fêtera contre les Anglais son vingt-deuxième brassard), l’a répété à ses joueurs tout au long de la semaine : « On a énormément de boulot devant nous. Contre les Italiens il y a encore eu des ballons qui tombaient, des passes de trop, des soutiens trop lents… On sait quelle est notre marge de progression ».

 

Même son de cloche chez Maxime Machenaud, auteur des vingt-et-un points français de la défaite (21-31), il y a deux ans au Stade de France. « Il faudra être plus précis, faire le match parfait, renchérit le demi de mêlée du Racing 92, titulaire en 9 depuis le début du Tournoi. Mais pourquoi pas ? C’est un objectif élevé, qu’on a envie d’atteindre. On a tous, dans un coin de la tête, l’Angleterre. Pour gagner, il faudra jouer, tout simplement. C’est une montagne qui nous attend mais on va essayer de la gravir ensemble ! »

 

Allez, pour finir, une petite stat’ qui réjouira les superstitieux. Depuis 2007, les France-Angleterre (domicile et extérieur) se sont soldés par des séries : trois victoires anglaises, une française… L’an passé, à Twickenham, les joueurs d’Eddie Jones se sont imposés sur le fil (19-16), signant leur troisième succès de rang. Donc la France devrait s’imposer au Stade de France ! Rêver n’est pas interdit… et ça ferait tellement bien de bien aux Bleus !

 

FICHE TECHNIQUE

 

Samedi 10 mars 2018 à Saint-Denis (Stade de France), France – Angleterre

 

Coup d’envoi : 17h45

 

Arbitre : Jaco PEYPER (AfS)

 

FRANCE : Bonneval - Fall, Bastareaud, Doumayrou, Grosso - (o) Trinh-Duc, (m) Machenaud - Tauleigne, Camara, Lauret - Vahaamahina, Gabrillagues - Slimani, Guirado (cap), Poirot

 

Remplaçants : Pélissié, Priso, Gomes Sa, Taofifenua, Galletier, Couilloud, Beauxis, Fickou

 

ANGLETERRE : Watson – May, Te’o, Farrell (cap), Daly – (o) Ford, (m) Care – Hughes, Robshaw, Lawes – Itoje, Launchbury – Cole, George, Vunipola

 

Remplaçants : Cowan-Dickie, Marler, Sinckler, Haskell, Simmonds, Richard, Wigglesworth, Joseph, Brown

 

Par www.ffr.fr

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